Le PAEEJ a pu aider les jeunes au changement de mentalités dans l’entrepreneuriat

Le PAEEJ a pu aider les jeunes au changement de mentalités dans l’entrepreneuriat

Le président de la république est satisfait des réalisations du programme d’autonomisation économique et de l’emploi des jeunes (PAEEJ) durant les quatre ans d’existence. Il l’a dit lors de la restitution des réalisations du programme ce vendredi, 11 avril 2025 à l’hôtel de ville, l’actuel siège de la mairie de Bujumbura.

Le président de la république a apprécié le PAEEJ la façon dont il a accompagné les jeunes surtout dans les secteurs primaires (production) et secondaires (transformation). Le président de la république a insisté sur le fait qu’il faut se focaliser sur ces secteurs qui sont plus productifs par rapport au secteur tertiaire. Le président n’a pas cessé de montrer que les jeunes ont changé de mentalités en développant les activités jadis occupées par le bas peuple. Le président de la république a apprécié comment le PAEEJ a pu toucher tous les secteurs de la vie du pays.

Le président Evariste Ndayishimiye a félicité la jeunesse comment elle a accueilli ce programme et a pu s’en approprier. Le président de la république a dit que les ministères doivent couper court avec le système classique d’assurer les affaires courantes mais de prendre l’exemple du PAEEJ. Dans le projet des lapins, il a indiqué que c’est le PAEEJ qui a pris le devant en contribuant dans la construction d’un centre naisseur des lapins de Cibitoke alors que le ministère en charge de l’élevage ne l’a pas encore fait.ême si le numéro un burundais a fait des éloges au PAEEJ, il a signalé que ce programme n’a pas manqué des épines, mais des épines exogènes. Pour la première année, sur 48 milliards de BIF qui lui été alloués, seuls 8 milliards de BIF ont été décaissés et 40 milliards ont stagné. Pour la question des devises qui fait des bruits, le président de la république demande à ces jeunes de faire des réseaux afin de pouvoir exporter et de la sorte le pays pourra avoir ces devises. Avec les doléances soumises par ces jeunes, le président a promis qu’après avoir analysé le rapport final du PAEEJ, le gouvernement s’y penchera pour trouver de nouvelles orientations.

Le coordonnateur national, Désiré Manirakiza, a quant à lui montré quelques données chiffrées des réalisations. En ce qui concerne la composante I, sur 50.000 jeunes à former pour le changement de mentalités, le PAEEJ a formé 135.760 jeunes soit 271,52%. Sur 30.000 jeunes prévus (10 jeunes), 32.372 jeunes, soit 149.72% ont pu bénéficier des formations et le renforcement des capacités dont 19.553 hommes et 12.818 femmes.

Pour la composante II de l’entrepreneuriat des jeunes, sur 3000 milles projets prévus à financer, 2.441 projets de coopératives ont été encadrés et financés au niveau des collines. Milles (1000) petites et moyennes entreprises prévues, 1.401 ont été créées et financées. Deux cent (2000) projets des jeunes entrepreneurs à succès ont été financés jusqu’en 2025, seuls 42 ont été réalisées.

Les provinces qui viennent en avant dans la création des projets sont Gitega, Kayanza et Ngozi. Les provinces qui sont en arrières sont Bujumbura mairie, Muramvya et Mwaro.
Pour la composante III, sur 3.000 stages de premier emploi prévus, 4.101 ont bénéficié des stages en 5 promotions et 106 stagiaires ont abandonné et 446 embauchés. Le PAEEJ se réjouit de l’impact socio-économique car il a contribué au changement de mentalités des jeunes. Il a ramené les questions ‘’d’empowment’’ des jeunes à l’agenda politique et de manière suivie. Le PAEEJ a posé les jalons pour l’inclusion des jeunes filles dans les programmes d’entrepreneuriat économique. Il a appuyé les jeunes à créer leurs propres entreprises et a contribué à la modernisation de l’agriculture et de l’élevage (voir culture sous serres et la construction des centres naisseurs de lapins et de poules). Il a aussi contribué à la conversion professionnelle des jeunes.

Le coordinateur n’a pas manqué de mentionner des défis auxquels fait face ce programme tel que la capacité à répondre aux besoins de tous les jeunes en matière de formation, des départs du personnel du PAEEJ ainsi que les besoins en financement de plus en plus au-dessus du budget du PAEEJ.

Des pistes de solutions ont été proposées tels que la mise en place du PAEEJ Academy pour une formation en ligne, la mise en place des contrats à durée indéterminée pour sécuriser les employés par le biais du partenariat ainsi que la recherche d’autres sources de financement.

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