La transformation du numérique doit être aussi au service de l’égalité hommes-femmes

La transformation du numérique doit être aussi au service de l’égalité hommes-femmes

A l’occasion de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, le ministère de la communication, des technologies de l’information et des médias a sorti une déclaration y relative sous le thème : «Egalité hommes/femmes dans la transformation numérique». Cette déclaration a été faite par la ministre de la communication, des technologies de l’information et des médias, Léocadie Ndacayisaba, ce vendredi 16 mai 2025.

Cette année marque le 160ème anniversaire de l’Union internationale des télécommunications, institution spécialisée des Nations Unies en charge de la promotion des TIC. Ce thème interpelle à la conscience collective sur la nécessité de garantir que les hommes et les femmes bénéficient équitablement des opportunités offertes par la révolution numérique. Cette journée est une opportunité cruciale pour évaluer les progrès, identifier les défis persistants et accélérer les actions collectives afin que les bénéfices de la transformation numérique profitent à tous, sans exclusion.

Le Burundi à l’instar de nombreux pays africains connait une transformation numérique sans précédent. Toutefois, force est de constater que les femmes demeurent sous-représentées dans le secteur des TIC et n’ont pas toujours un accès équitable aux technologies numériques. Cette fracture numérique du genre constitue un frein à l’autonomisation des femmes et au développement inclusif du pays. Avec cette problématique, le Gouvernement du Burundi a entrepris des actions concrètes pour promouvoir l’égalité des genres dans le domaine numérique à travers les différentes réalisations.

La ministre ayant les TIC dans ses attributions a montré quelques réalisations qui rentrent dans le sens de la promotion du genre en matière du numérique. Il s’agit entre autres: du programme Women in Tech promouvant la participation féminine dans le numérique, l’organisation des concours d’innovation et encourager les filles programmeuses. On citerait aussi l’initiative: « filles codeurs du Burundi » formant des jeunes filles en programmation et compétences numériques avancées, programme Miss Tech Burundi et eSkills 4 Girls mettant en valeur les talents féminins dans le secteur technologique.

Malgré toutes ces réalisations, la ministre reconnaît que des défis persistent encore. Il s’agit des barrières socioculturelles qui limitent les filles à étudier les technologies, l’insuffisance des infrastructures numériques surtout dans certaines régions rurales. Le coût élevé des services numériques, le non-accès aux terminaux numériques et l’insuffisance de l’Internet et de l’électricité sont d’autres défis auxquels font face le secteur numérique.

Face à tous ces défis, la ministre a rappelé que le gouvernement du Burundi s’engage à intensifier ses efforts comme: élargir l’accès aux infrastructures numériques dans les zones rurales et encourager les jeunes filles à s’orienter vers les filières STEM. Il soutient aussi la recherche et l’innovation dans le domaine des TIC sensibles au genre. Le renforcement des partenaires public-privé pour accélérer l’inclusion numérique des femmes ainsi que le projet PAFEN qui se penche sur la connectivité rurale et l’inclusion numérique.

F.H.

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