Les cautions exigées aux candidats par le Code électoral en vigueur en vue de participer aux élections sont parmi les obstacles auxquels font face les personnes qui voudraient participer aux élections. Cela a été dit par Fabien Banciryanino, ce mardi 20 mai 2025 à la permanence nationale du parti Uprona, en tant que député expérimenté et candidat dans la nouvelle province de Bujumbura comme membre dudit parti.
En effet la caution exigée pour un candidat au conseil communal de 200.000 BIF est une somme colossale pour celui qui ne bénéficiera même pas des honoraires. Il a dit qu’en 2019, l’inscription pour les candidats communaux était gratuite au vue du Code électoral.
Il considère que la caution pour les candidats députés qui a passé de 400 mille à 2 millions de BIF est aussi une grande somme pour un nouveau député, une façon de discriminer certaines personnes selon lui. Il a dit que cette somme ne garantit pas la qualité des députés qui vont défendre les intérêts de la population. De même pour la caution du président de la république qui a passé de 30 à 100 millions de BIF est une somme colossale car il est difficile de débloquer une somme pareille pour participer aux élections présidentielles.
Une autre lacune non des moindres est que la Constitution actuelle est discriminatoire car les députés qui ont une double nationalité ne peuvent pas prétendre être à la tête de l’Assemblée nationale ou sénat de même pour le président de la république. Honorable Fabien Banciryanino trouve qu’il y a une certaine contradiction car la constitution ne peut pas accepter qu’il y ait une double nationalité et lui refuser en même temps de jouir de ses droits politiques.
L’ex-député trouve qu’il est inconcevable qu’un présumé coupable ou innocent soit privé de son droit de voter en moins qu’il ait commis un délit ou une infraction liée aux élections. L’honorable Banciryanino ne comprend pas les conditions imposés aux candidats indépendants où un indépendant pour devenir député doit totaliser 40 % des voix dans sa circonscription alors qu’on exige que 2 % aux partis politiques et coalitions.
Fabien Banciryanino a néanmoins évoqué certains aspects positifs de ce code électoral notamment le fait que tout burundais remplissant des conditions a droit de voter en toute intimité et le scrutin direct (un homme, une voix). Egalement les partis politiques, les indépendants et les coalitions ont le droit de mandater leurs observateurs. Toute personne qui se voit refuser pour s’inscrire comme agent électeur a droit de déposer des plaintes.
Au cours de la campagne électorale, les candidats ont les mêmes droits de s’exprimer sur les ondes des médias publics ou privés. Les membres des bureaux de votes doivent ressortir de tous les ethnies, les partis politiques, les indépendants ainsi que des coalitions. Le dénombrement des voix se fait après la fermeture des bureaux de vote, sur place et en toute transparence.
L’Honorable Fabien Banciryanino a promis qu’il continuera à décortiquer le code électoral actuel et la loi communale durant cette campagne électorale dans le but d’éclairer le public sur l’importance des élections dans un système démocratique.
F.H.
