Le Président Evariste Ndayishimiye plaide pour une justice impartiale et réconciliatrice

Le Président Evariste Ndayishimiye plaide pour une justice impartiale et réconciliatrice

Le président Évariste Ndayishimiye a lancé un appel à une justice impartiale, rapide et réconciliatrice. Il l’a dit lors de l’ouverture solennelle de la rentrée judiciaire édition 2025-2026 au Palais des Congrès de Kigobe ce vendredi 26 septembre 2025. Les cérémonies étaient rehaussées par les hautes autorités du pays.

Le chef de l’Etat et également président du Conseil supérieur de la magistrature a souligné le rôle primordial de la justice dans le processus de réconciliation nationale. Il a indiqué qu’un juge doit toujours avoir à cœur qu’il rend justice pour réconcilier des frères, non pour les diviser. Il a rappelé les magistrats à la neutralité et l’impartialité. Il a plaidé pour une justice indépendante, facteur indispensable pour atteindre la vision du Burundi. Il a dénoncé les lenteurs judiciaires qui détournent les citoyens de leurs activités économiques.

Le président Évariste Ndayishimiye a plaidé en faveur d’une réforme pour une justice plus crédible, une véritable institution de l’Etat, qui ne soit pas un simple service administratif. Les textes législatifs doivent être modernisés pour parier aux défis du moment. Il a exhorté les magistrats à l’exemplarité par le professionnalisme et l’impartialité qui doivent guider leurs actions afin de restaurer la confiance des justiciables.

Le président de la Cour suprême Gamaliel Nkurunziza a indiqué que l’année judiciaire débute avec le mois de septembre pour se clôturer avec le mois d’août de chaque année et qu’elle est ouverte par le président de la république selon l’article 35 de la loi numéro 1/21 du 3 août 2019 régissant la Cour Suprême. Il a dit que le thème de cette année judiciaire est: «Une justice indépendante, base des procès bien tranchés, exécutés en temps réel, pilier de la vision du Burundi».

Il a souligné que l’indépendance de la magistrature commence en principe par le juge qui tranche les litiges selon la loi et en toute équité. Il a toutefois dit qu’il y a des préalables à l’Etat afin que les juges et les magistrats puissent prester en toute indépendance et probité.

Le travail des juges et magistrats fait face à plusieurs défis dont les bas salaires à l’origine des démissions devenues légion et les risques de corruption, le manque d’équipements adaptés comme les ordinateurs afin d’accélérer les dossiers. En effet, une justice fiable et efficace permet aux justiciables de vaquer aux activités de développement et aux étrangers d’investir au Burundi étant donné qu’ils auront confiance en la justice burundaise.

Il en a profité pour demander aux juges et magistrats qui font honte à la justice de changer de comportement car ils donnent une mauvaise image pour le pays. Il a indiqué que sur 21.696 dossiers sont devant les juridictions, 16.016 ont été tranchés, soit 73%. La production aurait été meilleure si les tribunaux disposaient des ressources humaines suffisantes et des moyens de déplacement lors de l’exécution des jugements rendus.
Il a noté que 153 juges et magistrats ont été nouvellement recrutés afin de remplacer les départs en faisant passer des examens. Il a insisté sur la nécessité de réviser certaines lois devenues caduques. Il a remercié les partenaires qui aident le secteur de la justice.

Le procureur général de la république, Léonard Manirakiza, a quant à lui dénoncé des pratiques qui entravent le bon fonctionnement du système judiciaire.
Il a notamment cité la période pré juridictionnelle parfois longue, les recours abusifs des justiciables de mauvaise foi, le manque de moyens logistiques ainsi que la complexité des lois qui rallongent les procédures.

Imboneza News

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