La lutte contre la corruption est l’une des préalables afin de réussir la vision 2040-2060

La lutte contre la corruption est l’une des préalables afin de réussir la vision 2040-2060

La lutte contre la corruption est l’une des préalables mise en exergue afin de réussir la réalisation de la vision 2040 pays émergent, 2060 pays développé. Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, l’a dit lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 22 janvier 2026.

Il a dit qu’il anime cette conférence de presse à la veille de la tenue du congrès du parti au pouvoir pour éveiller les congressistes de tenir compte de ces préalables dans la mise en œuvre de la vision. Concernant le point précis de la lutte contre la corruption, l’Olucome se réjouit qu’il y ait une stratégie nationale de lutte contre la corruption qui a été déjà adoptée. Gabriel Rufyiri trouve que c’est un instrument essentiel sur ce préalable.

La cohésion sociale est un autre préalable qui reste de taille que l’Olucome propose qu’elle repose sur le rapatriement des réfugiés avoisinant 200.000 qui peuvent constituer l’insécurité sur leur pays d’origine. La libération des prisonniers détenus arbitrairement constituerait également un autre facteur de cohésion sociale.

Gabriel Rufyifiri appelle aux leaders de rompre définitivement avec la mauvaise habitude de toujours délaisser les œuvres de leurs prédécesseurs. Pour renforcer la cohésion sociale, l’Olucome propose au gouvernement la mise sur pied d’un Conseil National de l’Unité avec des moyens humains de moralité irréprochable et consensuels. Ce Conseil doit aussi avoir des moyens financiers avec un mandat spécial de mener un dialogue de cohésion sociale entre les burundais.

Un autre préalable qui n’est pas des moindres est de mettre en place un programme de dédramatisations dans tout le pays étant donné que les Burundais souffrent du traumatisme des crises ayant endeuillé le pays. D’où ils ont besoin d’une thérapie appropriée.

Le préalable de trouver un modèle économique est aussi nécessaire en priorisant les secteurs porteurs de croissance comme les minerais et l’agriculture en injectant des moyens financiers, matériels et humains qualifiés et suffisants. Il faudrait que l’agriculture soit mécanisée et l’industrie minière prospère.
Un autre pilier qui pourra contribuer à la mise en œuvre effective de la vision est de faire des recours aux experts crédibles pour mener des réformes dans divers secteurs à l’instar de la réforme de l’Office Burundaise des Recettes.

Tant que la séparation des postes politiques et techniques n’aura pas lieu dans toute l’administration publique de la base au sommet et que les postes techniques ne soient pas confiés aux experts, la réalisation de la vision restera utopique, a renchérit Gabriel Rufyiri.

Étant donné qu’il s’observe des manquements pour booster l’économie nationale, l’Olucome propose quelques recommandations notamment le renforcement de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion de la chose publique. Il s’agit aussi de la stabilisation des indicateurs macro–économiques qui évoluent à pas de tortue dans notre pays.

Il faut également le renforcement de la cohésion sociale et la justice économique, la professionnalisation de l’administration publique, le renforcement de la stabilité institutionnelle et la continuité administrative ainsi que la professionnalisation de la gestion des entreprises publiques.

Signalons que le président de l’Olucome, Gabriel Rufyiri a montré que tous les indicateurs macro-économiques qui devraient acheminer le pays vers la vision 2040-2060 sont au rouge. Il s’agit de la hausse généralisée des prix (inflation) qui est à 40% alors qu’elle ne devrait pas dépasser 8% et la balance commerciale qui est toujours déficitaire, est sans espoir de relever le défi car le rapatriement des devises reste problématique.

Le PIB qui évolue en decrescendo car selon les données de l’INSBU, le PIB en 2021 était de 353,7 USD en 2025 alors que la vision prévoit le PIB de 2.000 USD en 2040 et 4.500 USD en 2060. Un autre indicateur qui n’est pas des moindres est la croissance économique qui tourne autour de 4% alors que dans la sous-région, elle gravite autour de 8%. Toutefois, l’idéal serait que cette croissance soit de deux chiffre c’est-à-dire entre 10 et 12%.

F.H.

#Burundi #Lutte contre la corruption
#Imboneza News #ImbonezaCorps @redimboneza

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *