Le PARCEM (Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’Évolution des Mentalités) critique l’absence d’initiatives concrètes des autorités burundaises pour faire face aux multiples difficultés auxquelles le pays est confronté. Son président, Faustin Ndikumana, estime que les dirigeants refusent souvent de reconnaître l’existence même des problèmes qui touchent la population.
S’exprimant ce 13 mai 2026 lors de la présentation d’un rapport intitulé « Où allons-nous ? », portant sur l’évolution de la situation du pays durant les quatre premiers mois de l’année, Faustin Ndikumana a déclaré que la Constitution oblige pourtant les responsables publics à apporter des solutions aux défis nationaux. Selon lui, l’un des principaux obstacles reste le refus des autorités d’admettre certaines réalités économiques et sociales.
« Lorsqu’on écoute les déclarations officielles, on constate qu’il existe un problème de déni au sommet de l’État. Pourtant, ce sont ces mêmes dirigeants qui ont la responsabilité de résoudre les difficultés du pays ou, au moins, de reconnaître leurs limites lorsqu’ils n’y parviennent pas », a-t-il affirmé. Il estime que cette attitude aggrave progressivement la situation du pays.
Pour Faustin Ndikumana, le gouvernement devrait recentrer ses priorités sur ses missions essentielles, renforcer la lutte contre la corruption, améliorer le climat des affaires afin d’attirer davantage d’investisseurs et mettre en place des politiques économiques capables de répondre aux préoccupations de la population.
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