Les hommes invités de faciliter la tâche aux femmes qui veulent s’investir dans le développement familial
Le président Evariste Ndayishimiye a indiqué que la journée internationale des droits de la femme est une occasion de l’évaluation de nos engagements en matière du développement de la femme. Il l’a dit lors de la journée internationale des droits de la femme célébrée à Bubanza ce 8 mars 2025.
Elle a été célébrée sous le haut patronage du président Evariste Ndayishimiye et a débuté par un défilé des femmes provenant de différents secteurs et des femmes militaires et policières. Cette journée internationale des droits des femmes marque 30 ans de la déclaration de Beijing.
Le président Ndayishimiye a cadré le vécu de la femme burundaise dès le régime monarchique où la femme était respectueuse et protégée. Son rôle était exceptionnel dans la vie du pays dont ‘’Umwamikazi’’ (la reine) au palais. Lors de l’investiture ‘’d’Ubushingantahe’’ la femme était aussi considérée contrairement aux autres pays. Il affirme que la femme est égale à l’homme au niveau intellectuel mais que la différence se manifeste au niveau physique. Il a demandé au ministère de la justice de clarifier le code sur l’héritage en confrontation avec la coutume afin régler les différents familiaux.
Dix huit femmes dont feue Caritas Mategeko, ancien ministre des affaires sociales
Il a enfin invité les hommes de faciliter la tâche aux femmes qui s’engagent dans le développement du ménage. Il rappelé aux femmes que l’homme représente la tête du ménage. Si par hasard le foyer aurait une double tête ça serait un monstre. A-t-il souligné. Il a aussi demandé aux responsables de la banque des femmes de s’enquérir sur les projets banquables afin de les financer pour mieux atteindre la vision Burundi 2040-2060. Le président a discerné des prix à 18 femmes dont feue Caritas Mategeko qui fût ministre des affaires sociales sous le régime Bagaza.
La journée a été rehaussée également par la présence du vice-président de la République, du premier ministre, du président de la Cour Suprême, celui de la Cour Constitutionnelle, les cadres du parlement et du sénat, l’ancien président Sylvestre Ntibantunganya, le représentant des Nations Unies ainsi que les représentants des corps de défenses et de sécurités.
Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province Bubanza Cléophas Nizigiyimana s’est réjoui du choix de la province pour les cérémonies du jour. “La Province est calme et la population vaque au quotidien malgré les rumeurs de la déstabilisation sécuritaire au Congo.” A affirmé Cléophas Nizigiyimana. La récolte de la première saison a été bonne et demande à la population sa bonne gestion. Le gouverneur a indiqué que la province a mis en place une commission des experts locaux en gestion des projets pour appuyer les femmes de la province dans leurs initiatives d’auto- développement. “Après évaluation par la banque des femmes, celles de notre province ont été les premières au niveau nationale.” déclare-t-il.
La représentante du forum des femmes a salué les initiatives du gouvernement en général et du présent de la République en particulier pour l’accès de la femme dans le développement de la vie du pays et de la protection des droits de la femme, la mise en place de la banque de la femme à Gitega et récemment son agence à Bujumbura. Ces derniers sont des indicateurs d’une bonne volonté du président de la République. A-t-elle dit. Le thème:” Femme, piler du développement: soutenons-le pour l’atteinte de la vision 2040 et 2060 de notre pays.” concorde avec les initiatives du gouvernement. A-t- elle déclaré.
Elle a aussi souligné que le forum a réalisé différentes activités pour le bien être de la femme burundaise. “Le forum dispose déjà d’un règlement d’ordre intérieur.” A-t-elle ajouté. La représentante a évoqué avec regret certaines contraintes comme les femmes qui travaillent seules dans le ménage et les maris qui s’emparent de la récolte ainsi que les femmes qui maltraitent leurs maris. Elle a conseillé aux femmes qui se méconduisent lors de la célébration du 8 mars alors que c’est une journée d’auto-évaluation de la femme dans les activités de développement familial en particulier et du pays en général.
P.A.
