Les violations des droits de l’homme pour les Burundais qui exercent leurs activités économiques hors de nos frontières

Les violations des droits de l’homme pour les Burundais qui exercent leurs activités économiques hors de nos frontières

Les violations des droits de l’homme pour les Burundais qui exercent leurs activités économiques hors de nos frontières ne sont plus à démontrer dans certains pays africains et du Golf, c’est la préoccupation de Vianney Ndayisaba, Coordinateur national de l’Aluchoto dans une déclaration de ce vendredi 10 octobre 2025.

Les violences sont différentes formes: travail forcé ou exploitation, conditions de vie précaires, violence physique ou psychologique ainsi que la détention arbitraire. Les présumés auteurs varient selon les pays. Par exemple en Zambie les présumés auteurs de ces actes sont les forces de sécurité, les jeunes zambiens et le service de renseignement zambien. En Oman et pays arabes, les auteurs des violations sont des employeurs. Pour le cas de la Tanzanie, les présumés auteurs sont des forces de sécurité et de renseignement.

Au Malawi selon le rapport de l’Aluchoto, les Burundais ont été victimes de violences, notamment dans le camp de réfugiés de Dzaleka où ils ont bénéficié le refuge. Selon les informations disponibles, six Burundais ont été tués depuis mai dernier dans ce camp, situé à environ 40 km de Lilongwe, capital de Malawi. Les Burundais victimes des violences sont majoritairement des commerçants et de conducteurs des motos.

Même son de cloche, pour les Burundais vivant en Zambie, les chiffres de Burundais victimes des exactions de 2024-2025 sont : 13 Burundais, 169 victimes d’arrestations arbitraires et 19 victimes de torture.

En Tanzanie, les données sur les violations des droits de l’homme ne sont pas moindres, pour les Burundais, 208 sont victimes d’arrestations arbitraires, neuf victimes de torture, 42 victimes de traitements cruels, inhumains et dégradants aux frontières entre le Burundi et en Tanzanie. Les présumés auteurs sont les forces de sécurité et de renseignement tanzaniens.

Dans le Golf, les violations des droits de l’homme sont fréquentes en Oman et pays arabes, selon le rapport de l’Aluchoto, 121 femmes burundaises victimes de tortures domestiques et de viol, 97 victimes de torture et 12 assassinats. L’Aluchoto ne comprend pas pourquoi les Burundais sont maltraités jusqu’à ce niveau alors que les étrangers vivant au Burundi ne s’inquiètent de rien.

L’Aluchoto condamne ces actes de pillages et arrestations des ressortissants burundais partout ils se trouvent. Cette association condamne le silence et l’inertie des ambassadeurs burundais sur ces cas des violences dans ces pays.

L’Aluchoto demande aussi aux pays hôtes de prendre des mesures immédiates pour protéger les étrangers vivants sur leur sol en général et des Burundais en particulier.
Cette association qui œuvre dans le secteur des droits de l’homme demande au gouvernement du Burundi de suivre ces cas avec attention et de veiller à ce que les conventions de partenariat des travailleurs soient mises en application.

Imboneza News

#Burundi #Droits de l’homme

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