Le candidat indépendant, Evêque des églises ‘’Christian Oasis Center’’, Dieudonné Nahimana une fois élu député va militer pour qu’il ait égalité pour tous, l’équité pour tous tel que stipulé dans la Constitution à l’article 13. Il l’a dit lors d’un entretien exclusif accordé au journal Imboneza News ce jeudi 22 mai 2025 à Bujumbura.
Il place l’être humain au centre de tous les programmes politiques, de tous les projets de société et des lois qui sont votées. Pour lui, il n’y a pas de personnes importantes plus que d’autres. Au niveau de la loi, celui qui n’a jamais fait des études n’est pas moins important que celui qui a terminé l’université car c’est ce que dit la Constitution. Celui qui est riche financièrement n’est pas non plus supérieur qu’un simple fonctionnaire. Egalement un membre d’un parti politique a les mêmes droits que celui qui n’appartient à aucun parti politique.
Les privilèges ne sont pas accordés aux députés pour oppresser les autres
Pour lui, il ne faut pas qu’il y ait ceux qui jouissent des privilèges afin d’oppresser les autres. Les parlementaires ont des privilèges pour mieux servir. Il a insisté sur le respect des droits de l’homme en particulier le respect de la vie car la vie n’a pas de prix. Il n’y a aucune raison politique qui peut faire qu’un groupe de personnes puissent mourir pour ce qu’il croit politiquement, de part son ethnie ou sa religion.
Il regrette néanmoins que ceux qui ont légiféré ont voulu écarter ou bloquer des personnalités politiques qui voulaient se convertir en indépendant pour continuer leurs activités politiques. Or un candidat indépendant est un citoyen comme les autres qui devrait jouir des mêmes privilèges que les membres des partis politiques. Le législateur aurait au moins dû élargir une période minimale (10 ou 15 ans) à passer après avoir quitté leur parti politique afin de se convertir en indépendant.
Dieudonné Nahimana a insisté aussi pour que les burundais puissent bien manger, pour lui un burundais devrait manger trois fois par jour, un enfant burundais devrait manger avant d’aller à l’école. Toutefois cela peut dépendre d’un problème de production, de gestion ou de culture mais c’est quelque chose à inculquer aux gens. Selon le rapport de l’Unicef, il est prouvé qu’un enfant qui va à l’école sans avoir mangé sa capacité de suivre en classe est à 20% ou moins.
Le problème de l’habitat dispersé au Burundi limite l’accès aux services de base tels que l’eau et l’électricité
Il a également évoqué le problème de logement et de l’habitat dispersé au Burundi qui limite l’accès de la population aux services de base tels que l’eau et l’électricité. Ce phénomène fait qu’aujourd’hui on a que 11% de la population burundaise qui habite dans les zones urbaines où elle peut avoir accès à ces services et dormir sur un matelas. Cela représente un minimum qu’un être humain a besoin. Or, 89% de la population vit sur les collines et n’a pas accès à l’internet ne fût ce qu’un matelas sur lequel dormir ou un endroit qui est protégé afin d’éviter des maladies. Il a aussi évoqué les méthodes de production qui sont à améliorer. Néanmoins, en tant que candidat député il ne lui appartient pas de proposer des projets de société car cela est du ressort de l’exécutif. L’important est qu’il y ait des lois équitables et des lois qui soient mis en application.
Il a fustigé ceux qui ont légiféré en 2018 qui ont fixé 40% pour qu’un candidat indépendant puisse être élu député, ce qui semble impossible. Malheureusement, cela a été inscrit dans la Constitution et le Code électoral. Dit-il. Et quand il a posé la question aux parlementaires qui étaient là en 2018, ils lui ont répondu qu’ils n’ont pas fait attention et/ou qu’ils n’ont pas remarqué cette anomalie. Or, quand il s’agit de voter une loi, il faut étudier tous ses contours. Alors que l’article 13 de la Constitution stipule que tous les citoyens jouissent des mêmes droits, ce qui est une contradiction. Le pourcentage idéal pour un indépendant serait de 2% comme pour les autres candidats.
Dieudonné Nahimana a apprécié la façon dont s’est déroulé le lancement officiel de la campagne électorale par le chef de l’Etat et qu’ils aient été conviés et qu’on leur a accordé la parole en tant qu’indépendants malgré qu’il y en a qui n’ont pas été contents pour différentes raisons selon lui. Il a aussi apprécié l’atmosphère actuelle qui est mieux qu’en 2020. Cela peut promouvoir une certaine émergence. Il prône un respect mutuel et que la parole du président soit respecté par tous. Il ne faut pas qu’il y ait quelqu’un qui aille faire du mal à quelqu’un car ça serait piétiner les discours qui ont été prononcés ce jour-là à Gitega. C’est un bon départ, il reste à voir comment ça va ressembler à l’arrivée. A-t-il souligné.
W.N.§ E.N.
