Emission publique de Cibitoke: Le président de la République salut les efforts de la population dans les activités d’auto-développement

Emission publique de Cibitoke: Le président de la République salut les efforts de la population dans les activités d’auto-développement

Dans son mot liminaire, le Premier Ministre Gervais Ndirakobuca, a au nom du président de la République, Evariste Ndayishimiye, émis ses sincères salutations au peuple burundais et salut les efforts de la population dans des activités d’auto développement. C’était lors de l’émission publique des institutions de l’Etat tenue ce vendredi 13 juin 2025 au stade de Cibitoke.
Il a aussi dit que ces derniers temps, le gouvernement a effectué des activités importantes telles que le recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage ainsi que l’organisation des élections qui se sont bien déroulées en toute sécurité. Le premier ministre remercie la population qui a participé aux élections et a affirmé que même les observateurs nationaux et internationaux ont apprécié le déroulement desdites élections.

La production a été bonne selon le premier ministre et l’Anagessa vient d’annoncer le début de la campagne d’achat des graines de maïs à 1700 fr/kg. Il a fait un appel à la population ne pas épuiser leur récolte mais plutôt de vendre le surplus de leur production de maïs. Il leur a demandé de pratiquer la culture pendant la saison sèche: ‘’uturima two mugikoni. Aux éleveurs et les coopératives, il les a exhortés d’aller de l’avant afin d’accéder à la vision 2040-2060.

Les prix des produits Brarudi, objet de spéculation, ont focalisé l’attention
Le ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, Martin Niteretse, a quant à lui mis en garde les administrateurs communaux qui sont de connivence avec les commerçants des produits (boissons) Brarudi qui ne respectent pas les prix fixés par le gouvernement. En effet, la hausse des prix de ces produits Brarudi ont attiré l’attention lors de cette émission publique.
L’exemple le plus frappant est l’ancien Amstel 65 cl qui se vend entre 15.000 et 20.000 fbu alors que le prix officiel est de 3.500 fbu jusqu’à nouvel ordre. Le ministre de l’intérieur dit que les amandes ont été infligées de même que la fermeture des bistrots. Il met aussi en garde les commerçants qui ne respectent pas les prix des produits vivriers. Le ministre a fait savoir qu’il va faire une évaluation sur le respect des prix.

Le Statut général des fonctionnaires pour les institutions à caractère spéciaux a été aussi évoqué
Le premier ministre a dit que le gouvernement est à l’œuvre et a rassuré que les concernés seront rétablis dans leur droit malgré leur diversité. “La diversité des lois en rapport avec les avantages de service qui a été mise en place par les conseils d’administration de ces institutions a bloqué l’avancement normal du processus. A-t-il souligné. Et d’ajouter: “l’Etat ne peut pas consulter chaque employé mais que des experts des différents ministères sont à l’œuvre et qu’une avancée en la matière est très remarquable.
Le ministre du budget, des finances et de la planification au développement promet que le ministère a déjà réservé un petit budget à cet effet. Il sera aussitôt revu dès que le travail des experts sera clôturé.

En ce qui concerne les agriculteurs qui ont payé leur avance pour avoir des fertilisants et qui jusqu’aujourd’hui n’ont pas encore reçu leur dû pour les saisons précédentes, le gouvernement leur demande de payer pour d’autres saisons. Toutefois, le secrétaire permanent au ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage affirme que la somme payée ne sera pas remboursée plutôt que l’engrais leur sera distribué aussitôt que disponible. “Le problème réside sur l’engrais de type urée qui provient de l’extérieur mais nous avons de l’espoir.” A-t-il indiqué. ll se réjouit de l’augmentation de la production des fertilisants car au départ on produisait 17 tonnes mais qu’aujourd’hui on est à 109 tonnes.
Une mise en garde sévère aux commerçants, usuriers sur la vente du maïs à l’Anagessa.
Toujours selon le secrétaire permanent au ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, l’Anagessa procédera à l’achat des graines de maïs à 1700 fr le kilo à partir du 16 juin 2025 et demande aux agriculteurs de dissocier les graines blanches et les graines jaunes et surtout de vendre des graines bien sèches.
Quant à la question du retard observé pour l’achat du maïs par l’Anagessa, le premier ministre a précisé que l’État a voulu que ce dernier soit bien sec. Il dit que l’État va acheter pour les agriculteurs et non les commerçants qui achètent la production aux agriculteurs à bas prix en pratiquent le système d’usure dit en Kirundi “Kumena amaso”. Il les a mis en garde car c’est une façon de voler à la fois la population et l’État.

Dévaluation de la monnaie est due au faible taux d’exportation
Concernant la dévaluation de la monnaie nationale, le ministre du budget et des finances affirme que la hausse des prix est une réalité. Le dollar est sollicité par beaucoup de gens pour l’importation des produits de premières nécessités alors que le volume des exportations est réduit.
Pour concilier les deux, le ministre a dit qu’il faut accroître la production à travers l’agriculture et l’implantation des industries afin de réduire l’utilisation des produits étrangers qui demandent des devises pour leur importation.

Désormais, l’État est impliqué dans l’extraction des minerais et l’État a prévu la hausse des recettes suite à ce secteur car la BRB aura 50% alors qu’auparavant il ne recevait uniquement que les taxes. Le ministre projette de recouvrer plus de 200 milliards en provenance des minerais

Probable retour du parti unique
A la question d’un probable retour du parti unique, le premier ministre Gervais Ndirakobuca a répondu par la négative. “Quand j’ai vu les résultats des récentes élections législatives et communales j’ai réalisé que la population a compris et accepté les projets de société du CNDD-FDD. Il n’y a pas un seul parti politique au Burundi car la loi autorise l’existence d’autres partis politiques de fonctionner. A-t-il dit.

Le premier ministre interpelle plutôt les présidents (ou responsables) des partis politiques de redynamiser leurs projets de société pour être élus dans l’avenir.

P.A.

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