Le cancer du col de l’utérus est causé par le virus HPV ‘’Human Papilloma Virus’’ contracté par voie sexuelle et il est la cause d’environ 35.000 décès par an en 2022 au monde en particulier dans les pays les moins avancés dont le Burundi.
Cela a été dit par Dr Ananie Ndacayisaba, directeur du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR), au nom du ministre de la santé publique et de la lutte contre le Sida lors de l’ouverture de l’atelier médias tenu ce vendredi 13 juin 2025 à Bujumbura dans les enceintes de Donatus Conference Center.
Dr Ananie Ndacayisaba a aussi dit que le cancer de l’utérus est une maladie évitable et qui touche le plus souvent les femmes les plus vulnérables. La prévention du cancer utérin se fait par la vaccination contre le HPV pour les filles ayant l’âge compris entre 9 et 14 ans.

L’objectif du gouvernement est de vacciner plus de 90% des filles de cette catégorie d’âge contre le HPV. Il a aussi dit que les médias sont des acteurs importants dans la chaîne de sensibilisation. Il encourage les femmes à consulter sans honte sans crainte afin que le cancer utérin soit détecté et traité à temps.
Dr Emelyne Ndabaniwe ayant représentée le représentant de la banque mondiale au Burundi, a quant à elle dit qu’une femme meurt à chaque minute à la suite du cancer du col utérin. En plus, le cancer utérin est le 4ème cancer le plus fréquent chez la femme et la 5ème cause de mortalité liée au cancer. Le cancer représente aussi un fardeau aux ménages burundais ayant une personne atteinte du cancer utérin. A-t-elle dit.
Le Directeur général de l’association Twitezimbere, Ladislas Kabwa, lui aussi a dit le cancer de l’utérus constitue un drame humain car il figure parmi les maladies les plus meurtrières chez la femme.
Il touche également l’intimité de la femme et perturbe sa vie conjugale. La stigmatisation quant à elle vient aggraver une situation déjà compliqué selon lui. Il a dit que les médias constituent des acteurs pouvant influencer le changement social et à mobiliser les communautés et ainsi contribuer à sauver des vies.
Dans son exposé, Dr Sylvestre Bazikamwe a indiqué que le cancer de l’utérus est causé par le virus HPV. C’est le manque de communication intercellulaire qui crée le désordre à cet endroit.
Il a aussi dit que les facteurs favorisants sont les lésions au cours des rapports sexuels, les infections sexuellement transmissibles telles le VIH/Sida. Et les personnes à risque sont les professionnelles du sexe, les multipares (les femmes qui accouchent plusieurs fois) ainsi que les rapports sexuels précoces (pour les mineures).
Il a indiqué que pour prévenir ce cancer, il faut aussi effectuer le dépistage afin de déterminer l’état sérologique en âge compris entre 25 et 65 ans afin d’agir à temps. Il faut également une fiche de diagnostic ou de traitement et un changement de comportement pour prévenir et traiter ce cancer.

Dr Vastine Niyonsaba, gynécologue obstétricienne, dans son exposé a dit que le cancer utérin constitue un problème de santé publique. Le cancer du col de l’utérus est une maladie sexuellement transmissible. A-t-elle dit. Elle a dit que les cofacteurs du HPV sont le tabagisme, la dénutrition, la multiparité et le déficit immunitaire dû au VIH/Sida et autres herpes.
Les signes visibles pour une femme atteinte sont notamment le saignement après les rapports sexuels, le saignement vaginal en dehors de la menstruation, surtout après la ménopause, l’écoulement vaginal purulent et les douleurs pelviennes. Il y a également les troubles digestifs comme la constipation, les troubles urinaires comme la fuite d’urine et l’amaigrissement.
Pour Dr Vastine Niyonsaba, les personnes pouvant recevoir le vaccin sont les jeunes filles vierges, les femmes sexuellement actives mais après le test HPV négatif et les garçons après avoir effectué un test négatif. Elle a également dit qu’il existe actuellement 5 types de vaccin contre le HPV.
Enfin selon Dr Ananie Ndacayisaba, l’atelier avait pour but de sensibiliser les journalistes sur leur rôle de contribuer dans la prévention et le traitement du cancer de l’utérus chez les femmes.
E.N.
