Le président de l’Olucome, Gabriel Rufyiri, demande la mise en place d’un organe de régulation des biens immobiliers. Il l’a dit lors d’une conférence de presse qu’il a animée, ce mardi 10 février 2026 dans ces enceintes de l’organisation, sur le respect des droits économiques, sociaux et culturels au Burundi: ‘’Cas du respect du droit au logement et du droit au travail décent’’.
Le président de l’Olucome, Gabriel Rufyiri, a dit qu’il est temps qu’il y ait un organe de régulation des biens immobiliers. Il a dénoncé un phénomène qui s’observe actuellement entre les propriétaires et les locataires des maisons où le propriétaire se lève le matin et s’arroge le droit de revoir à la hausse les frais de location sans aucun avertissement ou concertation aucune avec le locataire. Avec ce phénomène, Gabriel Rufyiri trouve que le locataire vit dans des situations difficiles.
Gabriel Rufyiri rappelle qu’en juillet 2024, le gouvernement du Burundi a rédigé un décret qui devrait être couplé avec la mise en place d’une autorité de régulation du secteur immobilier. Selon lui, cet organe n’a pas encore vu le jour parce qu’il n’avantage pas les propriétaires de maisons. Lors de cette conférence de presse, Gabriel Rufyiri a mentionné les commissionnaires qui s’intercalent entre le propriétaire et le locataire où le propriétaire peut fixer les frais de location et le commissionnaire suggère au locataire de revoir à la hausse les frais de location.
Concernant les travailleurs domestiques, le président de l’Olucome dit que dans des conditions normales, personne ne pourrait travailler sans contrat. C’est dans cette optique que les droits des travailleurs domestiques sont bafoués et ils ne sont pas protégés par la loi.
De ce qui précède, l’Olucome demande la mise en application du décret de régulation du secteur immobilier en mettant sur pied un organe tripartite constitué par des représentants de l’État, des représentants du secteur immobilier et des représentants des locataires. Gabriel Rufyiri encourage les locataires de se constituer en association pour revendiquer leurs droits.
F.H.
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