Ce mercredi, 11 février 2026, l’Olucome a animé un café de presse sur la recevabilité, la transparence et la lutte contre la corruption.
Ce café de presse a été animé au lendemain de la publication du rapport de Transparency International sur l’Indice de Perception de la Corruption 2025 où le Burundi a été classé à la 167ème place sur 182 pays qui ont fait l’objet d’étude avec une note de 17% en matière de bonne gouvernance.
Dans ce café de presse l’Olucome a invité trois intervenants dont Frère Symphorien Ntibagirigwa expert dans la gouvernance, Noël Nkurunziza de l’ABUCO et Gabriel Banzawitonde, président du parti APDR.
Pour Frère Symphorien Ntibagirigwa, la bonne gouvernance est caractérisée par la démocratie par conséquent la corruption ne cohabite pas avec la démocratie. Selon le classement du Burundi, la bonne gouvernance reste un rêve à voir la note obtenue dans ce rapport.
Pour s’en sortir Frère Symphorien Ntibagirigwa dit qu’il y a des acquis notamment la vision 2040 pays émergent et 2060 pays développé, le PND révisé, le budget programme, la stratégie nationale de lutte contre la corruption, les lois et règlements de lutte contre la corruption, les discours politiques tenus par les autorités. Il interpelle aux décideurs d’user tous ces instruments.
Selon Gabriel Banzawitonde, dans un pays où il y a la bonne gouvernance, les leaders doivent être redevables envers le peuple qui les a élus c’est-à-dire qu’ils ont le devoir de leur rendre compte.
Gabriel Banzawitonde demande aussi aux décideurs de s’inspirer du programme politique du parti CNDD-FDD de 2020-2027, la volonté politique du président de la république de dénoncer toujours ce qui ne va pas, les élections qui se tiennent régulièrement sans entraves. G. Banzawitonde trouve que ces acquis peuvent aider le pays pour décoller en matière de bonne de bonne gouvernance et de développement .
Pour Noël Nkurunziza de l’ABUCO, la bonne gouvernance est un résultat de tout un processus, dans la bonne gouvernance, la participation citoyenne est une réalité avec le droit de revendication.
A ceux qui redoutent sur ces rapports de transparency International, Noël Nkurunziza a donné les échantillons qui font objet de l’enquête : il s’agit des grands investisseurs du pays, la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International (FMI), les banques et les organisations internationales. Transparency International peut aussi émettre des questionnaires à d’autres ressources clés pour avoir des données fiables.
Pour faire ce rapport Transparency International se réfère à certains éléments : les institutions de lutte contre la corruption, la transparence dans la passation des marchés publics, la transparence dans la gestion de la chose publique pour ne citer que cela et à chaque élément on attribue la note, poursuit Noël Nkurunziza.
Avec ces rapports de Transparency International, à voir le classement du pays, les conséquences ne manquent pas. Cette note attribuée au pays chasse les investisseurs potentiels. Mais aussi c’est un message pour les décideurs de changer leurs mentalités de travail.
Durant ce café de presse, Rufyiri Gabriel président de l’Olucome interpelle la restauration de l’éthique politique et de sauvegarder les valeurs d’Ubuntu dans ce combat de lutte contre la corruption.
F. H.
#Burundi #Lutte contre la corruption.
