Les albinos revendiquent des lois spécifiques et leur protection

Les albinos revendiquent des lois spécifiques et leur protection

A l’occasion de la journée internationale des Albinos, célébrée le 13 juin de chaque année depuis 2015, la Solidarité Burundaise des Femmes pour le bien-être Social et le Progrès (SFBSP-Burundi) en collaboration avec les représentants de l’association des albinos, Anicet Bangirinama, représentant des albinos sans frontières et Moïse Nkengurutse des Albinos de Gitega ont animé une conférence de presse au siège de ladite association. Le thème retenu pour cette année est: «Revendiquer nos droits, protéger notre peau, préserver nos vies».

Les Albinos ne sont pas des personnes vivant avec un handicap, mais sont des personnes qui ont une anomalie génétique et non transmissible. Toute famille est susceptible d’avoir des enfants albinos, il suffit que les deux parents aient des gènes récessifs, d’où il ne faut pas discriminer les albinos. Dixit Moïse Nkengurutse. Actuellement les albinos subissent des discriminations à cause de leur peau et il y a des personnes physiques et/ou morales qui ne peuvent pas les embaucher dans les entreprises.

En effet, les albinos ont des problèmes de vue surtout au niveau de l’iris. Ils ont également un autre problème qui est lié à la peau surtout car ils sont exposés au soleil mais aussi au cheveu d’où ils doivent se protéger des rayons solaires pour qu’ils ne pénètrent pas leur peau. Au cas contraire, ils développent le cancer de la peau, à titre d’exemple en 2013 on a dénombré 24 cas de décès dus au cancer de la peau. C’est pour cette raison que les albinos doivent avoir des chapeaux surtout ceux à bord large et des lunettes fumées afin de se protéger.

Les albinos s’adaptent dans la communauté comme d’autres personnes, ils vaquent à leurs activités quotidiennes même si le soleil les menace. Comme au Burundi l’activité qui occupe pas mal de gens est l’agriculture, les albinos peuvent se rendre au champ jusqu’à 10 h et après ils peuvent s’occuper des activités domestiques.
Cependant, Bangirinama Anicet a dit que leur association prévoit scolariser tous les enfants albinos d’ici 2040.

Une loi spécifique aux albinos leur serait bénéfique
Les associations des albinos demandent la mise à jour des données statistiques concernant les albinos car selon l’enquête de 2011, les albinos étaient au nombre de 836 dont 417 de sexe masculin et 446 de sexe féminin. Ces associations demandent le renforcement et la sensibilisation sur ce que c’est les albinos. Les albinos souhaitent aussi que le ministère ayant la solidarité dans ses attributions puisse planifier un budget alloué à cette catégorie de personnes comme le font d’autres pays africains à l’instar du Kenya, du Cameroun, du Bénin pour ne citer que ceux-là.

Les albinos demandent aussi une loi spécifique aux albinos, il serait un instrument très bénéfique afin de défendre leurs droits. A poursuit Moïse Nkengurutse. Les associations des albinos suggèrent en outre que les albinos diplômés soient engagés d’office. Ces associations demandent aussi que la journée des albinos soit célébrée comme d’autres journées reconnues par la loi.

 

A l’occasion de cette journée, comme les albinos constituent la cible de la SFBSP-Burundi, cette association féminine a octroyé un kit de matériel constitué par des ustensiles de cuisine telles que des cuvettes, des assiettes, des cuillères, des louches en bois, des bidons, des seaux, des peignes, des savons, des lunettes anti-soleil, des savons de lessive et de douche, des peignes, des couvertures, des nattes, des pattes dentifrice, des chapeaux, des sous-vêtements du kit de dignité.

F.H.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *