Dix neuf journalistes ont été primés lors de la remise des prix Médias édition 2025 parmi eux 8 par le CNC, 6 par la Maison de la Presse et 5 par l’Association des femmes journalistes (AFJO). Les cérémonies de remise ont eu lieu ce mercredi 7 mai 2025 à l’hôtel la Détente. Cette activité s’inscrivait dans le prolongement de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année. Les médias qui emploient les journalistes primés par le CNC dont la RTNB, la Radio Umuco Fm de Ngozi, l’Agence burundaise de presse (ABP) et Handicap Magazine ont eux aussi reçu chacun une imprimante.
Lors de son allocution, la présidente de la maison de la presse, Mireille Kanyange, a dit le prix Médias pour la paix a été initié en vue d’encourager les journalistes de contribuer à la préservation de la paix. La Maison de la Presse voudrait également privilégier l’approche professionnelle et l’éthique porteuse de paix. Elle aussi dit que les Médias un grand rôle à jouer particulièrement à la veille des échéances électorales. Ils doivent prévenir les conflits en donnant la parole à toutes les parties prenantes aux élections. Elle a dit qu’en primant ces journalistes, c’est une forme de reconnaissance et les a invité de continuer dans cette voie.
Francine Ndihokubwayo, présidente de l’AFJO a quant à elle félicité tous ceux qui ont participé à ce concours et surtout les lauréats du Prix Genre et Médias. Elle les a encouragé a porté loin la voix des femmes particulièrement lors de cette période électorale afin qu’elles puissent accéder aux postes de prise de décisions. Elle a signalé que l’AFJO organise le Prix Genre et Médias depuis 2010. Et les productions médiatiques ont eu un impact positif sur le leadership féminin. Elle a profité de l’occasion pour inciter les journalistes à traiter des sujets en rapport avec cette thématique.
Dans son discours d’ouverture des activités, la présidente du Conseil national de la communication (CNC), Espérance Ndayizeye, a encouragé les journalistes à traiter des sujets en rapport avec la Vision du Burundi 2040 pays émergent et 2060, pays développé. En organisant ce prix médias, le CNC vise à promouvoir des productions médiatiques de qualité. Il veut encourager les initiatives des jeunes au développement du pays et la diversité médiatique. Car vu le nombre d’œuvres présentées, il est évident que peut de journalistes s’intéressent au domaine de développement. Seulement 24 productions médiatiques ont été déposées et 8 seulement ont été primées. Tous ces intervenants ainsi que les différents jurys ont fait remarquer que les productions médiatiques présentées sont de piètre qualité en témoignent le nombre d’œuvres présentées et le nombre d’œuvres primées.
Prenant la parole, le coordinateur d’EIRENE Grands Lacs, Tao Goulan Vairoukoye, a indiqué que les médias aident à renforcer la cohésion sociale et la consolidation de la paix à travers le projet Médias paix et Genre financé par le ministère des affaires étrangères d’Allemagne à travers l’organisation EIRENE Grands Lacs. Il a salué les médias burundais dans la construction d’une société prospère et paisible. Le projet quant à lui vise à appuyer les journalistes burundais à traiter des sujets qui inspirent des changements positifs dans la société.
Le conseiller à l’ambassade de France au Burundi, Jeremy Grand, premier conseiller à l’ambassade de France au Burundi a indiqué que la liberté de la presse est menacée car uniquement au cours de cette année 2024, 68 journalistes ont été tués en exerçant leur métier. Il a dit que la liberté de la presse est la pierre angulaire des autres libertés. Elle renforce la cohésion sociale, la démocratie et la bonne gouvernance. Il a toutefois dit l’Intelligence artificielle (IA) a un impact négatif sur cette liberté de la presse suite à des manipulations à grande échelle.
L’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi, l’ambassadrice de la république populaire de Chine ainsi que la chargée de la communication à l’Unicef au Burundi ont pris la parole.
E.N.
